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Passy, l'air et le temps

La plaine

Chedde. L'église Saint-Joseph (1934)
Fondée pour la population ouvrière par l’abbé Francis Berger, l’église est logiquement dédiée au patron des artisans et des ouvriers. Bâtie par l'entreprise Ratel de Saint-Jean de Maurienne, sous la conduite de l’architecte Pierre Benezech, c’est la première église en béton armé du diocèse d’Annecy. La belle charpente voûtée est due aux frères Cerutti, le décor des six verrières et toutes les mosaïques à l'un des maître-verriers les plus représentatifs du courant Art Déco : Raphaël Lardeur.

Les viaducs des Egratz

La plaine, longtemps inondée par les divagations de l’Arve, deviendra au XIXe siècle une zone de communication pour les voyageurs qui se rendaient à Chamonix. Suivront ensuite l’arrivée du chemin de fer (1898), celle de l’autoroute (1976), puis, pour faciliter l’accès à la vallée de Chamonix, la construction de l’ouvrage civil des viaducs des Egratz*. Long de deux kilomètres et demi, il se compose de trois tronçons en béton précontraint avec une trentaine de piles hautes de dix huit à soixante huit mètres.

Marlioz

On notera dans ce site au fort développement, deux éléments intéressants, la salle des fêtes Jean Pernot et la piscine « Tournesol ».

La salle des fêtes est un ancien hangar d'aviation militaire caractérisé par une charpente en bois recouverte de tôles. Inauguré en 1928, il témoigne de l’aventure aéronautique de Passy. Il est en particulier rattaché à la mémoire de Joseph Thoret et son « Circuit des Alpes »**.

La piscine « Tournesol »*** est issue d’un programme de près deux cent piscines standardisées, initié par le Ministère de la Jeunesse, des sports et des loisirs dans les années 1970, à la suite des mauvais résultats des nageurs français aux Jeux Olympiques de Mexico, en 1968. La coupole ouvrante, faite d’arches métalliques et de tuiles en polyester, donne à la piscine une allure de soucoupe volante. Notons que la piscine de Carros-le-Neuf, dans les Alpes-Maritimes, réhabilitée en 2005, est labellisée « Patrimoine du XXe siècle ».


 * GTM Construction, 1981
** Référence : le mémoire de fin d’étude de Bertrand Mure, Université de Grenoble, repris dans Vatusium no 5
*** Maître d’œuvre, Bernard Schoeller, architecte, Thémis Constantinidis, ingénieur, maître d’ouvrage, entreprise Durafour.